Soie glissante sur le jour, à la galbe du mont.
Entre voyure d'indécence. Coulure d'ambre sur ta peau d'airain. Morsure froide de l'étoffe dans le beige infini d'une aube de demain.
Soie de moi l'autre hémisphère.
Bâillonné de ce fil d'ambre tissé, l'émail de soi, à la pliure fine bave comme une rosée perlée.
Soie coulante comme un noeud s'en allant se resserrant au fronton de ta gorge déployée.
Bandaison de soie pour le pendu de cette route aux lisses épines.
Soie qui cherche son "f", qui se veut fin de mon geste. Précédent de ma main, frôlement et crissement.
Pas un souffle ne doit trahir la procession silencieuse de l'ombre rosée qui se chemine à ton épiderme parchemin.
Soie qui serpente entre vos rives, s'immisce dans les immondices de ta chair qui, au jour putride, viendra salir la mémoire de demain.